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Mardi 31 janvier 2006
À la barre du tribunal correctionnel de Lille, lundi 16janvier, il avait presque tout reconnu, invoquant une importante charge de travail, une "grande frustration" sexuelle et une "peur irraisonnée des femmes" pour expliquer ses gestes (notre édition du 17 janvier). Des attouchements sexuels exercés de manière "furtive", sur des enfants âgés de deux à trois ans et demi, à lŽépoque des faits. Hier après-midi, Michel Delannoy, 49 ans, ancien instituteur (entre1983 et 2002) à lŽécole maternelle de Camphin-en-Carembault, entre Seclin et Carvin, a été reconnu coupable dŽattouchements sexuels et a été condamné à quatre années de prison, dont dix-huit mois ferme. Toutefois, selon lŽavocat de Michel Delannoy, il se pourrait que lŽancien instituteur ne retourne pas en prison, en raison des mois de détention provisoire déjà effectués et du jeu des réductions de peine. Par ailleurs, le tribunal lui a signifié une interdiction définitive dŽexercer une activité professionnelle ou bénévole en relation avec les mineurs. LŽaffaire avait particulièrement ému le village de Camphin-en-Carembault. En mai2002, S., une fillette âgée de trois ans à lŽépoque, inscrite à lŽécole maternelle dans la section des petits, avait prononcé des mots inquiétants, alors que son père lui faisait sa toilette: "Tu mets le doigt comme monsieur." Comprendre monsieur lŽinstituteur… Depuis 1996 Devant le service spécialisé des agressions sexuelles de lŽhôpital lillois Jeanne-de-Flandre, la fillette avait utilisé à nouveau les mêmes mots. Des rougeurs étaient également observées. Par la suite, quatorze enfants– uniquement des petites filles– avaient témoigné en ce sens. Des attouchements sexuels qui remonteraient à 1996. La grande majorité des jeunes victimes éprouveraient depuis une grande anxiété et des perturbations dans le comportement. LŽalerte avait alors été donnée et lŽinstituteur, à qui lŽon avait reproché jusquŽalors des méthodes dŽenseignement quelque peu rigoristes, avait été écroué courant 2003 avant dŽêtre libéré sous contrôle judiciaire en juin2004. Jugé lundi 16janvier, lŽancien instituteur avait expliqué quŽil nŽavait aucune expérience de la sexualité à lŽépoque: "Je cherchais juste à connaître le corps féminin", avait-il affirmé, malgré lŽétonnement manifeste du procureur de la République. "Je nŽavais pas conscience de faire du mal ou quŽil sŽagissait dŽattouchements sexuels", avait ajouté le prévenu. À cette condamnation, le tribunal correctionnel de Lille a ajouté hier lŽobligation dŽun suivi socio-judiciaire pendant sept ans. LŽancien instituteur devra par ailleurs sŽacquitter dŽenviron 75000 euros au titre de lŽindemnisation des victimes et des frais de justice engagés.
par La Voix du Nord - Samuel COGEZ publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Mardi 31 janvier 2006
CŽest une enquête express qui a permis aux enquêteurs de la Police judiciaire de Versailles dŽinterpeller lundi (30 janvier) trois personnes dans le cadre de lŽenlèvement et du viol de la petite Charlène aux Mureaux, dans les Yvelines, en fin de semaine dernière. Information RTL : parmi les suspects, un homme de 26 ans dont lŽADN présente des similitudes avec les prélèvements effectués par les enquêteurs dans la maison abandonnée dŽElisabethville où la fillette de dix ans et demi avait été retrouvée vendredi matin. Il serait ouvrier à la chaîne dans une usine automobile toute proche. Selon nos informations, il y a 95% de chances que cet homme soit impliqué dans lŽenlèvement. Les policiers disposaient sur lui dŽun luxe de détails impressionnant grâce au témoignage très précis de lŽenfant. CŽest en recoupant ces détails avec des enquêtes récentes sur des tentatives dŽenlèvement quŽils seraient remontés jusquŽà lui. Le violeur présumé nie toute implication. LŽhomme aurait été arrêté en compagnie de son épouse, la deuxième personne placée en garde à vue. Enfin, le troisième interpellé serait le propriétaire de la voiture utilisée pour le kidnapping. Une Renault Laguna bleu nuit que le suspect empruntait de en temps en temps à son ami, lui aussi ouvrier automobile. CŽest la couleur évoquée par Charlène lors de son audition, vendredi dernier. Une fois que le véhicule sera retrouvé, il sera expertisé. La fillette devrait être confrontée dès ce mardi avec le principal suspect dans les locaux de la PJ de Versailles. Le moment sŽannonce très pénible pour lŽenfant qui pourrait revoir le visage de son agresseur présumé, probablement derrière une glace sans tain. Selon sa mère, Charlène "est forte et grâce à elle lŽenquête avance rapidement". Forte, au point de retourner à lŽécole seulement quatre jours après son enlèvement et son viol. A sa demande, la fillette a, en effet, repris le chemin de la classe lundi matin. Elle a voulu montrer à son agresseur quŽil ne lŽa pas détruite. Similitudes avec lŽaffaire Estelle Mouzin ? Depuis dimanche après-midi, la police judiciaire de Versailles poursuivait sa méticuleuse analyse des nombreux appels reçus après la diffusion samedi du portrait robot de lŽagresseur de Charlène. "Nous avons reçu une certaine quantité dŽappels mais ce qui nous intéresse est la qualité de ces appels qui, pour leur majorité, ne proviennent pas dŽhabitants des Mureaux. Nous allons effectuer un certain nombre de recherches par rapport à ces appels sans privilégier une piste plutôt quŽune autre", indiquait lundi le directeur adjoint de la Police judiciaire de Versailles. Daniel Hazdai, a par ailleurs évoqué des similitudes entre cette affaire et celle dŽEstelle Mouzin qui a disparu il y a trois ans presque jour pour jour, entre son école et son domicile de Guermantes, en Seine-et-Marne. "Il sŽagit dans les deux cas de victimes âgées dŽune dizaine dŽannées enlevées à la sortie de leur école pendant des journées très froides de janvier. Quand nous aurons interpellé lŽagresseur des Mureaux, nous lui demanderons son emploi du temps du 9 janvier 2003". Selon Charlène, son agresseur est un homme de type caucasien, aux cheveux bruns courts, yeux foncés, visage fin et imberbe. Il aurait entre 35 et 40 ans et mesurerait environ 1,75 mètre. Enlevée jeudi après-midi, retrouvée vendredi matin Il est un peu plus de 16h30 jeudi soir. Charlène sort de lŽécole et se dirige vers son domicile, un petit pavillon dans le quartier des Mureaux. Sur le trajet, une voiture sŽapproche. A lŽinterieur, un homme dŽune quarantaine dŽannée, selon le récit de la petite fille, qui lŽinvite à monter à bord. Charlène refuse. LŽhomme sort alors une bombe lacrymogène et projette du gaz sur le visage de lŽécolière, avant de lŽemmener. CŽest une habitante dŽElisatbethville, à huit kilomètre des Mureaux, qui retrouvera la petite fille vendredi matin. LŽagresseur lŽa abandonnée en pleine nuit, par moins cinq degrés, dans un hôtel desafecté. Après une nuit dŽangoisse, elle est terrorisée, traumatisée, mais trouve quand même la force de raconter. LŽhomme lŽa emmené sur un terrain vague où il lŽa violée. Charlène est hospitalisée, en état de choc. Quelques heures plus tard, son récit est confirmé par lŽexpertise médicale. Selon la police judiciaire de Versailles, la petite fille a pu décrire en détail son agresseur. Un homme quŽelle nŽavait jamais rencontré.
par RTL - G.F. avec Thomas Prouteau publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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