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Dimanche 22 mai 2005

L'armée française a annoncé vendredi qu'elle avait ouvert une enquête après les accusations de viol d'une jeune Ivoirienne par quatre de ses soldats.

Après les accusations parues jeudi dans le quotidien ivoirien "Le Front", l'armée a décidé de "faire la lumière sur une affaire qui comporte beaucoup de zones d'ombre", a expliqué le colonel Henri Aussavy, porte-parole de la force Licorne.

Le quotidien ivoirien avait publié un article intitulé "Les licornes violent quatre jeunes filles". L'article, basé sur "des sources proches de l'état-major des Forces nouvelles" (ex-rebelles), indique que les événements ont eu lieu à Odienné, une ville située dans la moitié nord du pays.

Une enquête a alors été lancée pour ces faits qui remonteraient au 6 mai. "Nous traitons cette affaire en totale transparence", a déclaré le colonel Aussavy à l'Associated Press. "Si les faits sont avérés, les sanctions seront sans complaisance car une affaire comme celle-là joue sur l'image de la collectivité", a-t-il ajouté.

Cependant, le commandement de la force Licorne se veut prudent dans cette affaire. "Les faits relatés ne l'ont pas été par la jeune fille, les accusations ne sont pas étayées. Nous n'avons encore pas pu auditionner les personnes impliquées", a ajouté le colonel, avant d'ajouter qu'il y avait de la part de l'armée "un soupçon de manipulation".

par AP - Le Bouclier - an/div/mw publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Dimanche 22 mai 2005

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Deux camps ont semblé se dessiner cette semaine parmi les 66 accusés du procès de pédophilie d'Angers, où une majorité de femmes ont confirmé leurs accusations antérieures et reconnu les faits, à l'opposé de la plupart des hommes qui multiplient rétractations et dénégations.

Alors qu'une grande partie de l'accusation repose sur les déclarations et aveux passés devant les policiers et la juge d'instruction, des accusés sont revenus en bloc sur leurs déclarations devant la cour, dénonçant notamment la pression exercée selon eux par les enquêteurs et la magistrate.

Cette dernière, qui devait témoigner à la mi-juin, ne sera finalement pas entendue. Un avocat de la défense, Me Pascal Rouiller, qui avait demandé son audition, a renoncé à son témoignage.

Au fil des interrogatoires, une partie des 27 femmes accusées dans ce procès a confirmé à la barre, parfois avec craintes de représailles, ce qu'elles avaient vu ou fait subir aux 45 victimes, entre janvier 1999 et février 2002.

Les hommes, solidaires entre eux depuis le début du procès le 3 mars, ont développé une autre stratégie. Soit leurs aveux ont été extorqués "sous la pression" et ils ont "tout inventé" pour qu'on les laisse tranquilles, soit ils ne se souviennent plus. Ils accusent également les enfants de mensonges.

Au début des interrogatoires au fond le principal couple d'accusés, chez qui s'est déroulée la grande majorité des scènes d'abus sexuels et de viols recensées par l'instruction, avait déjà illustré ce schéma.

Franck n'a reconnu qu'un seul attouchement sexuel sur chacun de ses trois enfants, alors qu'il comparaît pour viols sur 15 victimes et agressions sexuelles sur 18. Son ex-femme Patricia a quant à elle reconnu une partie des faits et dénoncé plusieurs autres accusés.

Lundi, Nathalie, 36 ans, a expliqué avec précisions comment se déroulait les séances au domicile du couple "le samedi après-midi". Patricia l'appelait sur son portable. "Viens prendre le café à la maison" était le mot de passe pour qu'elle se rende chez son amie, avec son mari et ses deux petites nièces, dont elle avait souvent la garde.

"Pendant que les hommes emmenaient les enfants dans la chambre, nous restions au salon à boire une tasse, à discuter", a-t-elle expliqué. L'accusée entendait les enfants "crier", mais ne pouvait s'opposer à son mari violent, et à Franck, a-t-elle ajouté, affirmant qu'elle avait été obligée d'assister à plusieurs scènes, sans y participer.

Son mari Auguste, 47 ans, a nié en bloc, traitant sa femme de "menteuse", tout comme comme les trois autres femmes qui l'ont mis en cause.

L'homme, jugé pour 5 viols et 10 agressions sexuelles, a affirmé que tous ses aveux devant la juge lui avaient été arrachés et qu'il était "sur les nerfs" lorsqu'il a accusé d'autres comparses.

Les quatre hommes qui l'avaient accusé sont également revenus sur leurs déclarations, affirmant ne pas l'avoir vu ou ne plus se souvenir.

Philippe B, 34 ans, poursuivi pour 7 agressions sexuelles, avait reconnu devant les policiers et la juge avoir reçu de l'argent contre ses enfants. A la barre, il a accusé les policiers d'avoir tout inventé, même si sa femme Valérie et ses enfants le mettent en cause.

Loïc, 37 ans, accusé par trois femmes de viols sur 4 enfants, a nié farouchement, affirmant que sa propre épouse l'accusait pour "se venger", et que ses enfants avaient été "manipulés". Les hommes qui l'avaient dénoncé à l'instruction ont affirmé à la barre avoir "tout inventé".

Le procès doit se poursuivre jusqu'à la mi-juillet.
par AFP - publié dans : PROCES D'ANGERS
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