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Mercredi 13 juillet 2005
Le fichage opérationnel Les délinquants sexuels connus des services de police sont désormais répertoriés dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d Ž infractions sexuelles (FIJAIS). Le ministre de la Justice Pascal Clément a inauguré ce dernier hier. Ce fichier a pour but de " prévenir le renouvellement des infractions à caractère sexuel et de faciliter l Ž identification de leurs auteurs ". Pascal Clément a insisté sur le progrès que représentait ce fichier en précisant " qu Ž en Angleterre , deux millions de personnes sont fichées. Nous sommes plutôt en retard par rapport à la norme européenne ". Le FIJAIS , qui est en place depuis le 30 juin , se présente comme un outil informatique à disposition des autorités judiciaires, des forces de police et de gendarmerie ainsi que des préfectures. Identifier plus rapidement les auteurs Ce fichier est ainsi mis à la disposition à tout moment des autorités judiciaires et des officiers de police. Ils disposent d Ž un code d Ž accès personnel et confidentiel au fich i er qui leur permet d Ž effectuer une recherche multicritère. " A tout moment, l Ž enquêteur qui viendra de recueillir une plainte pour viol , par exemple , pourra interroger le fichier dans le cadre de ses recherches; autant de possibilités supplémentaires pour identifier plus rapidement les suspects ", a ainsi expliqué le ministre. Les services préfectoraux auront la possibilité de l Ž interroger à partir de l Ž identité complète de candidats sollicitant un agrément pour exercer des professions impliquant un contact avec des mineurs. Pascal Clément a insisté sur le fait que " le fichier sera interrogé systématiquement ". Toute personne coupable ou soupçonnée d Ž infractions à caractère sexuel sera désormais répertoriée . 20.222 délinquants sexuels inscrits Pour l Ž instant, 20.222 délinquants sont à lŽintérieur , notamment ceux qui étaient déjà inscrits au casier judiciaire pour des faits de nature criminelle. A partir du moment où une personne y figur e , elle est tenue de justifier de son adresse au moins une fois par an ou tous les six mois selon la gravité des faits qui lui sont reprochés et de signaler un changement d Ž adresse dans les 15 jours sous peine de sanction pénale
par LE TELEGRAMME - publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Mercredi 13 juillet 2005
ANGERS (AFP) - Les plaidoiries des avocats de la défense des 65 accusés du procès de pédophilie d'Angers ont repris lundi après-midi, avançant à un rythme plus rapide que prévu qui devrait permettre aux jurés de commencer à délibérer dès le 18 juillet. Après une première semaine de plaidoiries, 35 accusés sur 65 ont été défendus, soit 7 de plus que prévu dans le calendrier élaboré par le barreau, a expliqué Hervé Lollic, magistrat chargé des relations presse pour le procès d'Angers. Me Gilles Pedron a notamment plaidé dans l'après-midi pour son client Philippe V., père de Franck V., l'un des principaux accusés. A près de 60 ans, Philippe V. s'est reconnu "coupable d'une partie des faits" et notamment des viols et agressions sexuelles sur sa petite fille Marine. "Ce n'est pas un père et un grand-père acceptable, mais ce n'est pas le cynique décrit par l'accusation", a expliqué lundi l'avocat, demandant qu'il soit "justement condamné". Trente ans de réclusion, avec une période de sûreté des deux tiers, ont été requis contre Philippe V., déjà condamné pour viol sur son propre fils Franck, en 1991. "C'est le condamner à mourir en détention", a estimé Me Pedron, demandant "une peine plus légère". Un peu plus tôt lundi, Me Monika Pasquini avait plaidé pour Moïse C., 59 ans, accusé de viols et agressions sexuelles sur trois mineurs. Evoquant un homme "difficile à cerner", "qui n'a pas été abandonné par sa mère et qui n'est pas éleveur dans le Kentucky", comme il l'avait affirmé au cours du procès, elle a expliqué qu'il était "un véritable mythomane car il ne se supporte pas tel qu'il est". Son client a "deux visages", a-t-elle estimé: "il regarde +La petite maison dans la prairie+, car cela représente son rêve d'une vraie famille", mais "il a aussi des conduites sexuelles déviantes" et a déjà été condamné à deux reprises pour des viols et agressions sexuelles sur mineurs. Me Pasquini a demandé "la peine la plus juste". L'avocat général Ivan Auriel a requis contre lui 20 ans de réclusion, estimant qu'il était "l'un de ces monstres qui vont hanter la nuit des victimes". "C'est un des rares à être considérés par les experts comme un pédophile exclusif" (attirés uniquement par les enfants ndlr), a souligné M. Auriel. Les plaidoiries des avocats de trois autres figures de ce procès, Patricia V., Didier R. et Eric J., devraient être prononcées en fin de semaine. Les jurés délibéreront ensuite dans l'enceinte de l'Ecole supérieure et d'application du génie d'Angers. Le verdict est attendu vers le 26 juillet.
par AFP - publié dans : PROCES D'ANGERS
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