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Dimanche 11 septembre 2005
 
Une jeune fille hébergée par un couple pour suivre ses études au collège, un père de famille qui ne résiste pas à ses pulsions : la suite ressemble à un mauvais téléfilm.

C´est pour lui éviter l´internat et lui donner les chances de poursuivre sa scolarité dans les meilleures conditions que la tante de Valérie (1) décide de l´envoyer en 2003 chez sa cousine, à Koumac. La jeune fille a 13 ans. Elle est accueillie par un couple plutôt strict quant à la discipline mais dont elle n´a pas de raison de se plaindre, hormis quelques séances d´« astiquage ». L´homme, âgé de 57 ans, travaille pour une entreprise minière au sein de laquelle il donne entière satisfaction. Très pris par son travail, il n´apparaît qu´épisodiquement au domicile conjugal. L´année 2003 se passe ainsi.

Peur des représailles

Mais à la rentrée 2004, le quotidien de Valérie tourne au cauchemar. Dans les couloirs de la maison, sous la douche ou jusque dans son lit, le maître de maison force la jeune fille à satisfaire ses pulsions. D´abord des caresses puis des relations plus poussées, « qui auraient pu valoir à leur auteur de comparaître devant la cour d´assises pour viol », rappelle le conseil de la partie civile, constituée par l´association SOS violences sexuelles.

La jeune victime, elle, n´ose pas dire non, « par peur des représailles », avoue-t-elle aux gendarmes. Mais aussi parce que son tortionnaire lui avait intimé l´ordre de se taire. C´est l´assistante sociale du collège qui mettra un terme à son calvaire, en la persuadant de porter plainte. Mais le chemin de croix de Valérie n´est pas terminé pour autant. Son bourreau refuse dans un premier temps de reconnaître ses torts, allant jusqu´à suggérer qu´elle n´a rien fait pour le repousser. Il faudra une confrontation avec sa victime pour qu´enfin, il reconnaisse l´avoir contrainte.

Puis c´est sa propre mère qui refuse de la croire.

« Rien n´aura été épargné à cette jeune fille : d´abord ces actes ignobles, la honte et la peur qui s´en suivent, puis l´attitude de sa propre famille, qui refuse de la croire et va jusqu´à lui demander de retirer sa plainte », s´indigne le substitut du procureur, qui réclame quatre ans de prison ferme à l´encontre du prévenu. « Valérie avait déjà été victime d´agressions sexuelles en tribu, et voilà qu´elle doit faire face aux avances de celui qui l´héberge à la demande de sa propre mère », ajoute la représentante de la partie civile.

« Pas de risque de récidive »

Pour Maître Aguila, avocat du prévenu, il n´est nullement question de minimiser la faute de son client, mais plutôt de se baser sur le cheminement de ce dernier depuis son incarcération en octobre 2004 : « Le seul coupable ici, c´est lui, et il le sait très bien. Mais il souffre d´un remords sincère et profond, qu´il n´a de cesse d´exprimer comme il vient encore de le faire devant vous. Cet homme doit payer, mais le risque qu´il récidive est quasi inexistant. Je vous demande d´en tenir compte. » Le tribunal ne l´a qu´en partie écouté. Le prévenu a été condamné à trois ans de prison ferme.

(1) : Le prénom a été modifié pour préserver l´anonymat de la victime.

 
 
par Les Nouvelles Calédoniennes - S.R. publié dans : PLUS JAMAIS
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Jeudi 8 septembre 2005

 

 

La Cour de cassation de Bordeaux a tranché aujourd´hui. Réclusion à perpétuité confirmée pour le meurtrier du petit Larbi.

 


 

La condamnation à perpétuité d´Alain Diaz est désormais définitive. L´homme, reconnu coupable de l´agression sexuelle et du meurtre d´un enfant de 10 ans en 2001 à Bordeaux, avait fait appel du verdict de la cour d´assises d´appel de la Charente. Mais, la Cour de cassation vient de rejeter, ce lundi 5 septembre, le pourvoi qu´il avait formé.

 


 

Le 16 décembre 2004, Alain Diaz avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine incompressible de 22 ans, pour l´agression sexuelle et le meurtre de Larbi Fanousse.

 


 

La peine prononcée en appel était identique à celle prononcée en mai de la même année lors de son procès en première instance.

 


 

Malgré des preuves l´accablant lors de ces deux procès, l´accusé avait toujours nié sa responsabilité dans la mort de l´enfant dont le corps avait été retrouvé dans une décharge de la périphérie de Bordeaux.

 


 

Handicapé souffrant d´épilepsie, Alain Diaz avait déjà été condamné en 1997 pour pédophilie sur deux garçons de six et neuf ans. Il avait aussi été hospitalisé de force au centre psychiatrique de Cadillac (Gironde), quatorze ans plus tôt, pour avoir tenté d´étrangler sa petite amie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Le Nouvel Observateur publié dans : PLUS JAMAIS
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