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LE SILENCE

C'est vrai que le silence peut faire souffrir...........

Vendredi 1 février 2008

Les prêtres craignent cette dérive citoyenne.

 

Le climat de lutte antipédophilie dans l'Eglise tourne à l'hystérie. Exemple à Neuchâtel, où de simples internautes se muent en chasseurs de primes.

 

 

Leur cible? Un homme de Dieu qui avait abusé d'un ado dans les années 1980. L'Eglise catholique a récemment reconnu qu'il est en poste dans une paroisse du canton, mais sans donner son nom.

 

 

Sur son blog, Enrico Riboni a compilé des indices et dresse un portrait-robot du prêtre anonyme. Estimant qu'il a au moins la cinquantaine, il incite même à deviner, sur les photos du site de l'Eglise neuchâteloise, qui est «le fameux pédophile». Et de conseiller aux fidèles de poser des questions gênantes à leur prêtre: «S'il rougit et s'énerve, explique-t-il sur le Net, vous tenez probablement l'abuseur.» Cette chasse à l'homme est désormais relayée sur d'autres sites où l'on n'hésite pas à balancer des noms à la légère.

 

 

Combat citoyen

 

Dangereux? Enrico Riboni estime qu'il mène «un simple combat citoyen. C'est l'Eglise qui a jeté le soupçon sur ses prêtres en réintégrant un malade dans une paroisse.»

 

 

Comment les 19 prêtres en poste dans le canton vivent-ils cette chasse à l'homme? «Cela nous fait peur, répond Jean-Jacques Martin, vicaire épiscopal. Nous savons qu'il y a ces traques sur Internet.» Un autre homme d'Eglise lâche, désabusé: «Que voulez-vous que je fasse? Je ne vais quand même pas me barricader.»

 

 

Olivier Guéniat, chef de la police de sûreté du canton, trouve dangereux que des individus se transforment en enquêteurs. «Mais où est la limite entre mobilisation citoyenne et chasse à l'homme? Avec le Net, cette question devient très complexe.»

 

 

L'Eglise dénonce deux nouveaux cas à la justice

 

 

Dans l'affaire des curés pédophiles présumés, l'évêché de Lausanne, Genève et Fribourg a dénoncé deux prêtres à la justice fribourgeoise et genevoise. En l'état, ces cas ne reposent toutefois que sur des soupçons.

 

 

Fribourg. La juge d'instruction Yvonne Gendre confirme avoir reçu une lettre de Nicolas Betticher, l'official de l'évêché. Mais la magistrate ne dispose pour l'instant d'aucun élément concret. L'évêché ne lui a en effet transmis ni le nom de la ou des éventuelles victimes ni la date à laquelle les faits se seraient déroulés.

 

 

Genève. La dénonciation concerne des actes qui auraient été commis par un membre du clergé sur deux victimes. Ici encore, la justice ignore leur âge. Une procédure pénale a été ouverte et confiée à la brigade des moeurs.

 

 

Silencieux jusqu'ici, Mgr Bernard Genoud, évêque, s'exprimera demain sur «la délicate thématique de la pédophilie qui secoue actuellement le diocèse»

 

par Le Matin Bleu - Raphaël Pomey publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Vendredi 1 février 2008

L' enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin a connu jeudi sa première avancée, cinq ans après la disparition de la fillette, avec l'interpellation de dix personnes et des investigations pour retrouver les traces d'un corps d'enfant à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne).

 

 

Eric Mouzin "s'interdit toute réaction précipitée" et "attend du concret", après la perquisition et les interpellations réalisées jeudi à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) dans le cadre de l'enquête sur la disparition de sa fille Estelle, le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).

 

 

"Rien n'est démontré. Je suis en attente. Je m'interdis toute réaction précipitée sur le sujet (...). C'est peut-être un moyen de me protéger. Je ne vais pas partir ventre à terre sur toutes les informations qui passent", a-t-il déclaré vendredi . M. Mouzin, qui a parlé à son avocat Me Didier Seban, mais n'a pas eu les enquêteurs de la PJ , se pose "énormément de questions". "Qu'est-ce qui a pu se passer dans cet entrepôt ? Comment a-t-il été utilisé et par qui depuis cinq ans ? Où les débris ont-ils été déposés ? Qui fournit des informations à qui et pourquoi

 

L'enquête a rebondi sur la foi de renseignements communiqués au début de l'année aux enquêteurs par un journaliste indépendant. Celui-ci a rapporté la découverte d'un corps d'enfant par des ouvriers lors des travaux de transformation d'un entrepôt en restaurant, à Brie-Comte-Robert, à 25 km de Guermantes, le village où a disparu Estelle, alors âgée de 9 ans, le 9 janvier 2003.

 

 

Or, selon l'avocat du père de l'enfant, Me Didier Seban, une personne placée en garde à vue "a désigné l'endroit ou avait été trouvé le corps dans un hangar" de cette localité, lors de la transformation de celui-ci en un restaurant chinois, durant l'été 2007. Cet élément, non confirmé de source policière, est naturellement de nature à orienter les investigations alors que "la police, sur demande du juge d'instruction, est à la recherche de traces du cadavre d'un enfant" même s'il "n'y a pas de certitude que ce soit Estelle", a dit le procureur de Meaux René Pech.

 

 

Plus tard, en début de soirée, M. Pech a estimé sans un communiqué qu'il était "beaucoup trop tôt à ce stade pour conclure à un lien direct" entre la disparition d'Estelle et les recherches effectuées jeudi. Une source policière a fait savoir que dix personnes avaient été placées jeudi en garde à vue, "toutes susceptibles d'être en rapport avec cette éventuelle découverte", une piste jugée crédible.

 

 

De fait, Me Didier Seban, l'avocat du père de l'enfant, a exprimé "un espoir de retrouver le corps ici", parlant de la toute "première piste vraiment sérieuse dans ce dossier". Des recherches ont été entreprises à l'aide d'un tracto-pelle à l'intérieur du restaurant. Un vaste bassin en ciment a été vidé avant que des travaux de percement ne démarrent. Ils devaient se poursuivre une partie de la soirée pour reprendre vendredi matin.

 

 

Jeudi, une journaliste de l'AFP sur place a pu voir un homme menotté, la tête coiffée d'une capuche, accompagné à l'intérieur par les policiers.

 

 

Les enquêteurs, renforcés par une brigade cynophile, agissent dans le cadre d'un "supplétif pour recel de cadavre" demandé début janvier de cette année par le procureur de la République de Meaux, René Pech, qui s'est rendu sur place avec le directeur régional de la police judiciaire, Jean Espitalier.

 

 

Une source proche du dossier a précisé que ces investigations avaient été entreprises à partir d'informations communiquées par un journaliste indépendant. Celui-ci aurait rapporté avoir appris que des ouvriers avaient trouvé des restes humains il y a plusieurs mois avant de s'en débarrasser, sans rien rapporter à la police.

 

 

Cinq ans après la disparition d'Estelle, famille, proches, voisins, s'étaient une nouvelle fois retrouvés à Guermantes, le 12 janvier, pour lui rendre hommage et rappeler la nécessité de poursuivre l'enquête, jusqu'ici infructueuse.

 

 

Lors de la réunion de l'association Estelle, le directeur de la PJ Jean Espitalier avait fait un point sur l'enquête. Il avait révélé que les enquêteurs, toujours mobilisés, travaillaient sur deux pistes, une qui est "le résultat d'un rapprochement", une autre qui est le "résultat d'un renseignement" recueilli début janvier 2008

par AFP publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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