Un Canadien reconnaît avoir tenté de rencontrer une mineure grâce à Internet
Un homme d'affaires canadien a plaidé coupable, vendredi, relativement à un voyage effectué aux États-Unis dans le but d'avoir une relation sexuelle avec une adolescente de 13 ans.
Normand Corno, un résidant d'Edmunston, au Nouveau-Brunswick, âgé de 49 ans, a été arrêté en novembre à Messena, dans l'État de New York, par des agents des autorités américaines des douanes et de l'immigration.
Corno a été repéré par les policiers durant une opération d'infiltration.
Des informations font état qu'il aurait contacté sur Internet ce qu'il pensait être une jeune fille, qui s'est avérée un agent de police.
Corno a été accusé de s'être rendu aux États-Unis dans le but de s'y adonner à un comportement sexuel illégal.
Il connaîtra sa sentence le 12 juin. Cette accusation le rend passible d'une peine minimale d'emprisonnement de cinq ans. Sa sentence ne pourra toutefois pas excéder 30 ans.
Corno exploite une entreprise de consultants à Edmunston et il est membre du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.
À l'origine, il avait enregistré un plaidoyer de non-culpabilité mais vendredi, devant le tribunal de district américain, il s'est ravisé et s'est reconnu coupable.
Journaliste, Anne Poiret livre une enquête remarquable sur un phénomène méconnu et trop souvent contesté : la pédophilie féminine. Après avoir interviewé magistrats, policiers, psychologues, personnes abusées et mères "incestueuses", Anne Poiret met en lumière un tabou cachant un comportement aussi difficile à comprendre qu'à nommer.
Pourquoi avez-vous choisi de consacrer une enquête à ce sujet ?
Au départ, je suis tombée sur un article évoquant une affaire de pédophilie féminine. Ma réaction m'a profondément étonnée. Je me suis dit que beaucoup de gens devaient avoir la même, et cela m'a poussée à étudier plus avant ces faits. Au fur et à mesure des contacts que je prenais pour réaliser cette enquête, je m'apercevais du tabou qui habitait les discussions. Au fil du temps, cette "résistance" que je rencontrais a dopé ma curiosité et mon souci de compréhension de ce comportement.
Comment définir ce tabou ?
Première chose, les victimes ne sont pas crues. Certaines disent le vivre comme un deuxième viol. Elles expliquent que, lors de la dénonciation mettant en cause une femme, elles sont confrontées à des gens (familles, magistrats ou enquêteurs) qui ne les croient pas. Enfin, la violence des femmes est en soi quelque chose de tabou. Nos sociétés ne sont pas prêtes à admettre un tel comportement venant d'une femme. On a envie, encore aujourd'hui, de s'imaginer une figure de femme pacifiste, idéale et douce. Particulièrement la mère.
Que faut-il pour que les victimes soient entendues ?
Du temps. La société, ainsi que l'ensemble de ses composantes, est trop frileuse. Les gens ne veulent pas voir. Regardez Outreau. On a parlé du réseau, des acquittés, du juge Burgaud. Au final, il reste quatre personnes reconnues coupables et emprisonnées. Deux sont des femmes. Le procès d'Angers (un tiers de femmes dans le box des accusés) a permis de faire évoluer un peu les choses. Mais cela reste un peu trop confidentiel. Espérons que la société puisse voir ces atrocités en face.
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