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Lundi 27 mars 2006
La cour d'assises du Pas-de-Calais jugera à partir de mercredi à Saint-Omer une affaire de viols sur mineurs présentant de nombreuses similitudes avec celle d'Outreau: même lieu -le quartier de la Tour du Renard-, même période, détresse sociale identique, mêmes enquêteurs, accusations d'enfants jugées crédibles par les experts... Dans le box des accusés, trois frères: Didier, Patrick et Sylvain D., mariés à trois soeurs: Fernande, Madeleine et Fabienne V. Et la mère de ces dernières, Renée. Et dans le rôle de l'accusatrice, Myriam B. la mère incestueuse de l'affaire d'Outreau, condamnée à 15 ans de réclusion criminelle. Fernande, 37 ans, a rencontré Didier, 39 ans, à l'hôpital psychiatrique. Madeleine, 33 ans, aime la couture, Patrick, 37 ans, préfère la télévision. Ils partagent leur quotidien depuis 13 ans. Sylvain, 36 ans, fume ses cigarettes, son seul défaut, pendant que Fabienne, 38 ans, regarde les émissions de variétés. Cinq d'entre eux vivent de l'allocation adulte handicapé, leur expérience professionnelle se résumant, la plupart du temps, à quelques stages. De ces unions sont nés dix enfants qui auraient tous été, sauf un, violés entre 1994 et 2001. Année où Jessica, 15 ans, fille de Fernande issue d'une première union, et Boris, 10 ans, se plaignent à leurs assistantes maternelles de violences sexuelles dans leur milieu familial. Aux policiers de la brigade des mineurs de Boulogne-sur-Mer, ils dénoncent caresses, pénétrations sexuelles, viols avec des branches d'arbre, les scènes étant parfois filmées... Certains des enfants confirment, d'autres non. Interpellés en juin, les parents nient. Remis en liberté, ils seront mis en examen puis incarcérés en novembre 2001. Epoque où les "notables" de l'affaire d'Outreau sont arrêtés. Les onze enfants sont placés en famille d'accueil. Leurs témoignages sont le socle de l'accusation. Jessica affirme avoir été violée à plusieurs reprises par ses oncles, ainsi que par son frère et ses cousins. Mais elle est vierge, selon les médecins qui l'ont examinée. Jessica affabule, assurent plusieurs de ses cousins. "Conflit de loyauté envers les parents", tranche la justice. "Nous sommes encore confrontés au recueil de la parole de l'enfant", constate l'avocat de Patrick D., Me Julien Delarue, déjà présent dans l'affaire d'Outreau. Comme dans ce dossier, les révélations des enfants sont jugées crédibles par les psychologues qui relèvent dans leurs nombreux troubles du comportement des éléments susceptibles de caractériser des abus sexuels répétés. Ces mêmes experts décèlent chez les parents des "traits de personnalité rencontrés habituellement chez les abuseurs sexuels". Depuis les deux procès d'Outreau, les certitudes en ce domaine vacillent. La défense ne manquera pas de contester la valeur de ces expertises. Malgré les similitudes entre ce dossier et celui d'Outreau, dont l'inexpérience des juges d'instruction, l'accusation assure qu'ils n'ont rien en commun. "Banale affaire d'inceste, élargie au cercle familial", ne cesse-t-elle de répéter. Des faits que Madeleine aurait admis devant des co-détenues. "Des aveux obtenus dans des conditions étonnantes", ironise Me Delarue. Elles viendront témoigner devant la cour d'assises. Myriam B., la principale accusatrice dans l'affaire d'Outreau, était venue ajouter de l'eau au moulin de l'accusation affirmant avoir vu Madeleine et son époux violer leurs enfants. Depuis ses revirements et volte-face dans l'affaire d'Outreau, elle n'intéresse plus le ministère public mais la défense, qui entend démontrer la faiblesse des charges. Le conseil général du Pas-de-Calais, représentant des enfants, va demander leur audition à huis clos total, une mesure de droit dans les affaires de moeurs impliquant des mineurs. A Paris, Gabriel, qui accusait l'abbé Dominique Wiel, l'un des acquittés d'Outreau, entendu à huis clos, a mis hors de cause l'ecclésiastique et ses parents, Fabienne et Sylvain. Déclarations qui figurent dorénavant au dossier que va examiner la cour d'assises à Saint-Omer. Les accusés encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle pour des faits présumés de viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur la quasi-totalité de leurs onze enfants. Ils ont effectué entre 33 et 38 mois de détention provisoire. Ils ont été remis en liberté après le premier procès d'Outreau.
par AP - pas/mw publié dans : PROCES SAINT OMER (OUTREAU 2)
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Mercredi 22 mars 2006
Treize personnes inculpées. Des condamnations allant de six ans à six mois. Un cumul de peine de 31 ans. Une maison d’hôte fermée dans le quartier Issil. A quelques pâtés de là, une salle de sport devenue suspecte. Une quiétude de quelques résidences meublées, derrière Marjane dérangée. La tranquillité d’une maison d’hôtes dans les environs de la vallée d’Ourika éclaboussée. Et, dans l’air lourd du tribunal de première instance de Marrakech, pris d’assaut ce vendredi 3 mars 2006 par quelques militants de l’association "Touche pas à mon enfant", de nombreuses questions en suspens. Une impression de malaise, assez perceptible sur les mines graves des juges qui veulent expédier au plus vite une affaire gênante en terre d’Islam, dans une société où le "Hchouma " de rigueur étouffe tout débat sur la pédophilie. Ainsi, s’est terminée la retentissante affaire du tournage de films pornographiques à Marrakech. Mais, vu de près, le dossier est loin d’être clos, puisque le présumé "cerveau" court toujours. Quelques jours avant le coup de filet de la police, le producteur a miraculeusement quitté le territoire national. En son absence, les autorités judiciaires ont dû se rabattre sur le propriétaire de la caméra professionnelle qui servait pour le tournage des ébats qui, précisons-le, se passaient entre adultes. L’homme, de nationalité française et qui, trois ans après son arrivée au Maroc, a érigé une maison d’hôte à Guéliz, a été acquitté en même temps que trois autres personnes. Avertissements sans frais aussi pour un propriétaire d’une maison d’hôtes du côté de la vallée d’Ourika. Mais, il n’en sera pas ainsi, pour Joel R., gérant de la maison d’hôte "Blue Citron ", ouverte il y a huit ans et sise à la rue Amrou Ben Salma dans le quartier Issil. Ce bijou de six chambres, avec un grand salon, une piscine, un jardin, un solarium a été "définitivement fermé". Le propriétaire, Joel Roy, est en prison en compagnie de quelques uns de ses employés. L’individu qui clame son innocence, déclare à ALM (avant le verdict) ne pas savoir ce qui lui arrivait. "Je n’ai rien à voir avec cette affaire de pornographie", explique-t-il. Ce n’est pas l’avis des juges. Les choses se sont vite emballées. Ce sont d’abord les employés qui ont été arrêtés pendant six jours. Le gérant les rejoindra derrière les barreaux durant 24 heures. Puis, ce fut l’attente du jugement et le verdict implacable aussi bien pour le gérant (4 ans) que l’un des employés (3 ans).
par fmdt.ma publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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