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Jeudi 27 avril 2006
Une nouvelle organisation destinée à combattre la pédophilie sur l'internet en faisant coopérer les forces de l'ordre, les professionnels de l'internet et les associations de protection de l'enfance a été mise en place lundi en Grande-Bretagne. Le Child Exploitation and Online Protection Centre (CEOP, centre sur l'exploitation des enfants et la protection de l'internet), aura un budget de 5 millions de livres par an et sera dirigée par un responsable de haut rang de la police, Jim Gamble. "Pour la première fois, selon un modèle que d'autres pays sont en train d'étudier, l'organisation va rassembler sous un même toit des officiers des forces de l'ordre, des spécialistes des associations pour l'enfance et les industriels pour travailler à l'unisson", indique le communiqué. Microsoft, Aol et Visa, ainsi que la NSPCC (une importante association de protection de l'enfance) et Childnet International "ont mis des ressources considérables et leur poids derrière l'intiative", explique le CEOP. Il sera possible de rapporter sur l'internet 24 heures sur 24 des exemples de pédophilie sur l'internet. Le CEOP va mettre en place des systèmes permettant de retrouver la trace des pédophiles et de disséminer les informations les concernant dans le monde entier, permettant d'identifier les victimes et de les diriger vers des organisations pouvant les aider. Le but est aussi d'augmenter les opérations de police au Royaume-Uni et à l'étranger et de travailler avec les industriels du secteur pour que les nouveaux produits intègrent des protections pour les enfants, comme le réclament les associations. Des spécialistes seront charger de retrouver la trace de ceux qui sont impliqués dans le commerce d'images pédophiles sur l'internet et saisir leurs biens. La CEOP envisage également de publier sur l'internet les photographies des pédophiles en fuite. Plus de 8 millions de mineurs ont accès à l'internet au Royaume-Uni, dont 2 millions peuvent surfer dans leur chambre. Un sur douze a accepté de rencontrer une personne dont elle avait fait la connaissance sur l'internet, faisant craindre que des pédophiles puissent approcher des jeunes par des forums de discussions. Un tiers des jeunes qui utilisent l'internet plus d'une fois par semaine disent avoir reçu des messages sexuels importuns. Une vaste opération policière Operation Ore avait été lancée en 2002 après la découverte des coordonnées bancaires de quelque 7.000 Britanniques sur un site pédophile basé au Texas, menant à la condamnation de 1.500 personnes. Plus conscient du phénomène, le public rapporte davantage à la police l'existence de sites pédophiles, dont le nombre a fortement augmenté. La police a reçu 23.658 informations l'an dernier (en hausse de 78%), dont 6.128 ont été jugés avoir un contenu illégal.
par AFP - cac/phc publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Jeudi 27 avril 2006
Robert Mégel, l'ancien directeur du centre pour jeunes inadaptés des Tournelles accusé de pédophilie, a crié haut et fort son innocence et défendu sa thérapie contestée du "beau", dès l'ouverture de son procès en appel mardi à la cour d'assises de Paris. "Je n'ai pas assez parlé au premier procès", a-t-il expliqué avant de clamer à la cour son innocence: "on a étouffé cette affaire, aidez-moi!". Cet homme de 58 ans, instigateur d'une méthode controversée de réhabilitation par le luxe des jeunes défavorisés, est incarcéré depuis le 9 décembre 2004, date de sa condamnation par la cour d'Assises de Seine-et-Marne, à 11 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur deux pensionnaires. Discret, les cheveux courts et le visage souvent tourné vers le sol, l'un d'entre eux est assis avec les parties civiles : Jérôme, 25 ans aujourd'hui, avait raconté en première instance les "masturbations" puis les viols de Robert Mégel alors qu'il avait 14-15 ans et qu'il montait les plateaux-repas du directeur dans son appartement de fonction. "En prison, assure Mégel, des jeunes m'ont écrit pour me dire : +j'étais avec Jérôme, pourquoi ne m'a-t-on pas interrogé?+ Ils sont venus d'eux-mêmes. Ils savent que c'était faux", dit-il en tendant le bras vers Jérôme. "Ne me montrez pas du doigt !", lance le jeune homme. Dernier de sept enfants élevés dans un village provençal par une mère veuve, Mégel a retracé les étapes qui l'on vu commencer comme surveillant d'internat à 19 ans pour finir directeur général de ce prestigieux établissement, fonctionnaire détaché régnant sur le château des Tournelles. Grâce au legs de 38 millions de FF d'une vieille dame, le château offre un cadre luxueux où les éducateurs tentaient d'instiller "le goût et le respect du beau" à des garçons de 7 à 18 ans souffrant de problèmes de comportement. Une philosophie du beau, explique Robert Mégel, "pour en finir définitivement avec le misérabilisme... comme s'il fallait que le social soit quelque chose qui respire la tristesse, la bouffe de collectivités et les mauvaises odeurs". Et d'invoquer, comme en première instance, le patronage de la pédopsychiatre Françoise Dolto qui, dit-il, "a soutenu le projet jusqu'à la mort". Robert Mégel avait fort à faire pour effacer de l'esprit des jurés (six hommes et six femmes) l'effet produit par la lecture des charges pesant contre lui : des témoignages répétés d'anciens pensionnaires racontant des agressions sexuelles, prescrites aujourd'hui; une psychologue invitée à une soirée aux Tournelles surprise d'y voir des hommes nus, la pratique des "fessées institutionnelles" données par Mégel, des photos érotiques... Un temps portée aux nues grâce aux médias et à des visiteurs prestigieux, sa pédagogie y est aussi écornée. Les virées à Paris avec des pensionnaires mineurs dans des restaurants chics ou des boîtes de nuit, ou encore les voyages au Club Med au Maroc forment une méthode "sans véritable ligne éducative", dira l'inspection générale des services judiciaires. Oubliés les fastes des Tournelles, Robert Mégel souffre aujourd'hui "d'une maladie chronique grave" qui nécessite des "traitements lourds et contraignants (aux) effets secondaires terribles", a expliqué sa défense, sans vouloir la nommer, pour demander, en vain, sa remise en liberté. Pendant le long appel des 85 témoins qui défileront durant trois semaines, Robert Mégel lance des petits sourires aux membres de son comité de soutien, magistrats, journalistes, anciens éducateurs..., qui refusent de croire à sa culpabilité.
par AFP - publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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