Ces agissements, commis notamment lorsqu'il était juge pour enfants à Tours (Indre-et-Loire) entre 1989 et 1991, "sont violemment attentatoires à la dignité et à la moralité des mineurs confiés à sa juridiction et caractérisent des manquements à l'honneur et à la dignité du magistrat", dit le CSM dans ses attendus.
Philippe Chenet conservera ses droits à une pension de retraite de la magistrature, a décidé le CSM.
Sur le plan pénal, il a été condamné en novembre dernier par la cour d'appel de Caen (Calvados) à un an de prison avec sursis pour des agressions sexuelles sur deux adolescents en 1994, alors qu'il était directeur d'une colonie de vacances à Carteret (Manche).
Le CSM retient aussi des agressions sexuelles sur au moins trois mineurs qu'il aurait contraints à se déshabiller au tribunal de Tours (Indre-et-Loire), alors qu'il était juge pour enfants.
"A la suite de ces événements, M. Chenet a (...) été incité par le premier président de la cour d'appel d'Orléans à solliciter une mutation qu'il a formalisée par lettre", raconte le CSM.
Il n'y a pas eu à l'époque de poursuites pénales. Parti d'abord en poste à Créteil (Val-de-Marne), le juge n'a été suspendu de ses fonctions qu'une dizaine d'années plus tard, à la suite de sa mise en examen dans l'affaire du camp de vacances.
A l'audience, la semaine dernière, le magistrat a nié catégoriquement les faits. Il peut faire appel de sa révocation devant le Conseil d'Etat.
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