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Lundi 10 octobre 2005
Un homme de 37 ans, reconnu coupable de viols et tentatives de viols sur ses trois nièces a été condamné à onze années de réclusion. Une peine supérieure aux réquisitions de l´avocat général.
 
L´accusé reconnaît avoir violé deux de ses nièces. Mais y a t-il eu tentative de viol sur mineure de moins de 15 ans, sur la troisième, de surcroît handicapée physique et atteinte d´une légère déficience mentale ? C´est un homme à la voix toujours chevrotante et à la personnalité fuyante qui s´est présenté pour la deuxième journée à la barre de la cour d´assises de l´Orne. S´il reconnaît la culpabilité des viols, sur deux de ses nièces, il conteste la qualification de viol sur la plus fragile des trois, alors âgée entre 7 et 8 ans. Pour n´admettre que des attouchements au cours d´un week-end chez ses parents. Une thèse que semble corroborer l´examen gynécologique. Mais, pour l´avocate de la victime, Christine Hilaire, « âgée aujourd´hui de 27 ans, elle n´a jamais eu de petit ami, reste toujours très fragile et conserve aujourd´hui une peur phobique de la sexualité et des hommes à laquelle s´ajoute un sentiment de culpabilité. Et elle ne ressent aucune haine envers son oncle » Un sentiment partagé par les deux soeurs, renfermées et dépressives, et dont l´une présente une forte tendance suicidaire.
Auparavant, le début de la journée d´hier avait permis d´appréhender le contexte familial de l´accusé avec les témoignages des parents. Résultat, d´un côté, un père effacé, dépassé, interdit devant le qualificatif de pédophile attribué à son fils. De l´autre, une mère, au caractère affirmé, qui maintient une emprise forte sur son entourage, et aurait préféré « régler les choses en famille ». Et qui, de toute évidence, peine à admettre les faits et protège son fils contre ses petits-enfants. Plus. Selon la belle-soeur, mère de la victime, la grand-mère lui aurait avoué avoir surpris son fils « faire des choses avec sa fille ». Mais celle-ci devant la cour nie. Et pourquoi la mère de la victime n´a t-elle alors rien fait ? Là encore, la loi du silence est demeurée la plus forte. Une loi qui, manifestement a porté préjudice au développement psychique de l´accusé selon les propos de l´avocat de la défense, Bertrand Deniaud : « On ne parlait pas de sexualité ni de sentiments dans la famille. Et c´est un monde où les hommes sont plutôt absents. Je suis certain que si on lui avait expliqué certaines choses à l´adolescence, il aurait compris. Ce n´est pas un manipulateur. Mais savait-il même qu´il ne fallait pas aller voir les jeunes enfants ? »
 
Son mode opératoire était toujours le même : sans contrainte physique, dans un contexte de jeu, il obtenait des relations sexuelles en usant de son influence morale sur les petites victimes. Et quand il n´avait pas ce qu´il voulait, il en appelait à la compassion et faisait l´enfant : « Je boudais et je pleurais ». Mais, remarque l´avocat général, Emilie Des Robert, « Qu´est-ce donc, sinon un chantage pervers d´un adulte, envers des enfants qui ne sont même pas pré-pubères ? » et qui demande une peine minimale de 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans.
Pour la défense de l´accusé : « Les derniers faits remontent à dix ans et depuis il n´a jamais réitéré ses actes. C´est un homme déprimé et qui souffre. Il n´a pas sa place en prison mais chez un médecin. Il peut s´en sortir car de lui-même, il se fait suivre par un psychiatre. »
Après plus d´une heure et demie de délibéré, les jurés ont tranché : l´accusé, reconnu coupable de viol et tentative de viol, est condamné à 11 ans de réclusion criminelle.
par OUEST FRANCE - Carl HOQUART publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Lundi 10 octobre 2005

Le procès en appel d'Emile Louis s'est ouvert lundi matin devant la cour d'Assises d'Aix-en-Provence dans les Bouches du Rhône. L'ex-chauffeur de car de l'Yonne, âgé de 71 ans, comparaît pour les viols accompagnés d'actes de torture et de barbarie qu'il a infligés dans le Var en 1992 et 1995 à sa seconde épouse Chantal et à sa belle-fille Karine, alors adolescente.

"Je m'appelle Louis Emile. Je suis né le 26 janvier 1934 à Auxerre, de mère et de père inconnus. J'ai presque 72 ans et je suis retraité", a déclaré l'accusé à l'ouverture des débats. Emile Louis est apparu l'air débonnaire dans le box, ses petits yeux malicieux parcourant le prétoire et l'accusé échangeant quelque mots avec les policiers chargés de sa garde.

Pantalon bleu, veste polaire grise, cheveux de lait, Emile Louis va devoir répondre pendant cinq jours des faits qui lui sont reprochés. En première instance le 26 mars 2004, le septuagénaire avait écopé de vingt années de réclusion criminelle, auxquels les jurés avaient ajouté une peine de sûreté des deux tiers.

Six hommes et six femmes jurés ont été tirés au sort lundi matin, afin de passer au crible les perversions les plus singulières que faisaient subir l'accusé à son épouse et à sa belle-fille. Avant de se livrer à divers sévices sexuels, Emile Louis est accusé d'avoir administrée une mystérieuse potion composée de médicaments et de sirop.

Vingt et un témoins et quatre experts vont défiler pendant cinq jours à la barre de la cour d'assises. Les débats sont présidés par Patrick Vogt qui, à la demande des parties civiles, a ordonné lundi matin le huis clos partiel concernant les auditions des deux victimes. Emile Louis encourt la réclusion à perpétuité.

par AP - nis/jba/bG publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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