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Jeudi 2 mars 2006
La reconstitution du viol et du meurtre de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, la première depuis l'extradition en France en janvier du tueur en série présumé Michel Fourniret, mis en examen avec sa femme Monique Olivier dans cette affaire, a débuté jeudi à Charleville-Mézières, sous haute protection policière.Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier, aux visages dissimulés sous de larges capuches kaki, ont été conduits dès le début de la matinée à la gare de Charleville dans deux fourgons cellulaires différents. Ils ont été extraits tour à tour et interrogés par les enquêteurs et les magistrats dès 09H40 d'abord sur le parvis, sur lequel se trouvait un break Peugeot symbolisant le véhicule de Fourniret à l'époque des faits, puis à l'intérieur du bâtiment, a constaté un journaliste de l'AFP. Monique Olivier semblait nerveuse. Portant un gilet pare-balles, elle rabattait en permanence sa capuche sur son visage, tandis qu'une femme policière interprétait le rôle de la jeune Jeanne-Marie. Michel Fourniret, vêtu d'une polaire sans gilet pare-balles apparent, ne s'est jamais approché du véhicule qui représentait le sien à l'époque des faits. Un policier jouait son rôle dans cette séquence de la reconstitution. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place autour de la gare où la jeune femme aurait été enlevée en 1989. Le hall du bâtiment avait été interdit au public dès l'aube. Une trentaine de policiers étaient en faction et des barrières métalliques, disposées le long du parvis, empêchaient les journalistes et les badauds de s'approcher. A l'étage du bâtiment, un policier équipé d'un fusil à lunettes surveillait la place devant la gare. Deux autres étaient postés sur le toit d'un immeuble situé à proximité. Vers 10H55, une heure et quart après le début de la reconstitution, le convoi a quitté Charleville-Mézières pour se rendre au château de Sautou, à Donchéry (Ardennes), où le corps de la jeune femme avait été retrouvé en 2004 sur les indications de Fourniret. Un cordon de sécurité avait été mis en place aux abords de la propriété, une bâtisse du XIXe siècle située sur un terrain de 15 hectares, acquise par Fourniret en 1988. Une troisième étape de la reconstitution devait conduire le convoi dans la maison que Michel Fourniret habitait à l'époque des faits à Floing, près de Sedan, où a eu lieu le meurtre de Jeanne-Marie, selon ses propres aveux. Cette étudiante originaire de Béthune (Pas-de-Calais) avait été enlevée le 18 mars 1989 devant la gare de Charleville-Mézières. Ses restes ne seront retrouvés que le 3 juillet 2004 au château de Sautou. "On attend de cette reconstitution qu'elle démontre que c'est bien un crime à quatre mains. L'enjeu est dans la participation de Monique Olivier (mise en examen pour complicité, ndlr) à la dynamique criminelle", a déclaré Me Didier Seban, avocat de la famille Desramault. La mère de la jeune femme est décédée quelques années après sa disparition. Son père, âgé de 85 ans, n'a pas souhaité assister à la reconstitution. Michel Fourniret, Français de 63 ans, a été mis en examen pour les meurtres de sept jeunes filles entre 1987 et 2001 en France et en Belgique. Il doit être jugé à la fin de l'année en France.
par AFP - publié dans : PROCES FOURNIRET FRANCE
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Lundi 13 février 2006
L'opération de reconnaissance menée dans l'Yonne depuis jeudi avec Monique Olivier, l'épouse et supposée complice du tueur en série présumé Michel Fourniret, s'est terminée vendredi sans avoir permis de localiser le corps d'Isabelle Laville, a-t-on appris de source judiciaire. Le convoi conduisant Monique Olivier, suivi par un hélicoptère de la gendarmerie, a circulé durant une heure vendredi matin entre Saint-Cyr-les-Colons, où habitait le couple Fourniret fin 1987 au moment de la disparition de la jeune fille âgée de 17 ans, et Vermenton, a constaté une journaliste de l'AFP. "Le bilan n'est pas positif. Elle n'a pas reconnu l'itinéraire emprunté" par le couple pour dissimuler le corps dans un puits, à un endroit que connaissait Michel Fourniret, a déclaré lors d'un point presse Francis Nachbar, le procureur de la République de Charleville-Mézières. "On a progressé dans la mesure où l'on a éliminé quelques hypothèses. Nous continuons à travailler sur la localisation du corps d'Isabelle Laville", a-t-il ajouté. Monique Olivier était "coopérative", selon son avocat, Me Jean-Paul Delgenes, "comme depuis le début". "C'est elle qui s'est adressée à la Justice pour venir dénoncer les faits (commis par son mari, ndlr). Elle est dans cette démarche de collaboration et de travail sur elle-même", a-t-il précisé. Il n'est pas prévu pour le moment de déplacer Michel Fourniret dans l'Yonne pour retrouver le puits où il dit avoir jeté le corps de la victime, en raison de son "état d'esprit assez négatif" vis-à-vis de la Justice, a indiqué le procureur. Une reconstitution des faits est cependant programmée en présence des époux Fourniret, a ajouté le procureur. Elle pourrait intervenir en mars et débuterait là où Isabelle Laville a été enlevée, entre Auxerre et son domicile de Saint-Georges-sur-Baulche. Monique Olivier, 57 ans, est mise en examen pour complicité d'enlèvement et de séquestration, complicité de viol et de meurtre aggravé dans ce dossier.
par AFP - publié dans : PROCES FOURNIRET FRANCE
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