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Mercredi 15 juin 2005
 
La cour dŽassises de la Dordogne a condamné mardi un homme de 53 ans à 15 ans de réclusion pour des agressions sexuelles et viols commis sur trois fillettes et sa compagne.

LŽavocat général avait requis une peine de 16 ans de réclusion, dont 8 années incompressibles.

Décrit par les psychiatres comme un être violent et alcoolique, Michel Ladrat avait, en décembre 2001, violé la fille de sa compagne, âgée de 9 ans, deux autres fillettes de 12 et 14 ans, ainsi que sa compagne.
par AP - publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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Mercredi 15 juin 2005
La cour dŽassises du Maine-et-Loire a procédé vendredi à lŽinterrogatoire sur le fond de Didier R., lŽun des principaux accusés du procès de pédophilie dŽAngers qui se tient depuis début mars. Déjà condamné à plusieurs reprises pour des agressions sexuelle, lŽhomme a tenté durant toute lŽaudience de nier sa culpabilité, sans vraiment convaincre la cour.

Agé de 33 ans, Didier R. comparaît pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, corruption de mineurs et proxénétisme aggravé en bande organisée. Il se présente à la barre avec beaucoup dŽaplomb. Les cheveux très courts, il porte un jean et une veste de survêtement. Durant toute lŽaudience, il va garder la même posture, jambes écartées face à la barre, les mains dans le dos et annonce aussitôt au jury : «Je nŽai rien à voir dans cette affaire, je nie du début à la fin.»

Pourtant, dès le début de son interrogatoire, les premières contradictions apparaissent. Les questions portent dŽabord sur ses sources de revenus et ses dépenses. Entre 1999 et 2001, à lŽépoque des faits qui lui sont reprochés. Didier R. a travaillé une quinzaine de mois et percevait une allocation adulte-handicapé de 3.000 FF par mois. Mais durant cette même période, et notamment pendant la grossesse de sa femme, il fréquentait assidûment les bars à hôtesses dŽAngers, «Le Spot», «La Chamade», «Le New wave», «Le Feeling»... Autant dŽétablissements où il commandait à chaque fois une bouteille de champagne pour les filles. Ses dépenses ont été évaluées entre 6.000 et 12.000 FF par mois par les enquêteurs.

Didier R. explique devant la cour que lŽargent provenait de la «carte Pass» de son père. Le président lui fait observer: «on peut penser que lŽargent provient dŽailleurs puisque vous répondez du crime de proxénétisme aggravé». «Quel crime? JŽai tué personne.», rétorque Didier R.

Plus tard, le président lŽinterroge sur les viols et agressions sexuelles quŽil est soupconné dŽavoir commis sur plusieurs petites victimes. Le petit Geoffroy notamment lŽa désigné comme «un méchant qui lui a fait du mal avec les doigts». Lors de son examen médical, lŽenfant présentait effectivement des traces de lésions anales. Pour Didier, «tout ça cŽest faux. Je sais que cet enfant, il a eu des problèmes quand il était jeune», avance-t-il pour se défendre.

Les enfants T. lŽont également dénoncé, Elizabeth lŽa décrit comme «un gros crado» et le petit Maxime a dit quŽil lui avait fait «des câlins sur le zizi» et avait «pris des photos». A ce stade, Didier R. est obligé de reconnaître que les trois enfants T., ses voisins, venaient souvent dormir chez lui. «CŽest vrai que des fois, ils dormaient dans notre lit, et avec ma femme, on se faisait des câlins».

Tout au long de son interrogatoire, Didier R. nie pourtant avec véhémence tous les faits qui lui sont reprochés. LŽavocat général, Yvan Auriel, lui demande alors: «Pourquoi y a-t-il autant de personnes qui portent des accusations contre vous?». Pour lŽaccusé, lŽexplication est simple, il sŽagit dŽun «complot». «Pourquoi est-ce quŽils complotent contre vous?», poursuit le magistrat. Explication de lŽaccusé: sa voisine, Nadine T. lŽaccuse car elle ne voulait pas quŽil déménage à lŽépoque. Quant à Patricia, qui aurait été la trésorière du réseau, «elle est folle», assène-t-il.

LŽavocat général ne sŽen tient pas à ces explications, il veut savoir pourquoi les enfants lŽont accusé. «Ils ont été poussés par les avocats», répond Didier R, qui nŽhésite pas à dénoncer les autres accusés pour tenter de se défendre. Il affirme ainsi que Cyrille T., le père dŽElizabeth et Maxime, lŽa menacé de mort au cours du procès.

LŽinterrogatoire sur le fond des accusés doit se poursuivre la semaine prochaine avec notamment lŽaudition dŽEric J. soupçonné dŽêtre à lŽorigine du réseau de pédophilie qui a sévi de 1999 à 2002. La cour, qui a déjà interrogé la majeure partie des 66 accusés, souhaite terminer les interrogatoires le 23 juin au soir.
par AP - Stéphanie Lacaze publié dans : PROCES D'ANGERS
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