Déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat de sept jeunes filles, Emile Louis, âgé de 71 ans, comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises d'appel des Bouches-du-Rhône pour "viols avec tortures et actes de barbarie". En première instance, la cour d'assises du Var l'avait condamné à 20 ans de réclusion criminelle, assortie d'une mesure de sûreté des deux tiers, pour les viols présumés de son ex-épouse Chantal et de sa belle fille Karine qui était mineure au moment des faits. Le procès est prévu jusqu'au 15 octobre. Peu après son interpellation dans l'affaire des disparues de l'Yonne, son ex-compagne révélait que le septuagénaire "lui avait fait subir des viols avec tortures", en ayant pris soin auparavant de "lui faire boire une potion faite avec des médicaments". Son ex-belle fille Karine l'accuse pour sa part d'attouchements en 1995 et 1996, lors de vacances dans le Var. Elle avait 14 ans au moment des faits. Les psychiatres décrivent l'ancien chauffeur de bus comme un "individu au caractère pathologique de type pervers masochiste" qui agit "dans un contexte de perversion sexuelle narcissique". Ils ont estimé que "sa dangerosité socio-criminéologique devait être prise en compte". Emile Louis a déjà été condamné le 17 mars 1983 par le tribunal d'Auxerre à quatre ans d'emprisonnement pour attentat à la pudeur, puis le 23 novembre 1989 par le tribunal correctionnel de Draguignan à 5 ans d'emprisonnement, dont un avec sursis, pour le même motif. En novembre 2004, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une mesure de sûreté de 18 ans, pour l'assassinat de sept jeunes filles, entre 1975 et 1979, dans l'affaire des disparues de l'Yonne. Ayant fait appel de cette condamnation, Emile Louis pourrait être rejugé à la mi-mai
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