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Vendredi 30 décembre 2005
Le plus grand procès de pédophilie jamais organisé en France s'est tenu pendant près de cinq mois à Angers, débouchant sur la condamnation de 61 personnes, sans provoquer de polémique similaire à celle de l'affaire d'Outreau. Du 3 mars au 27 juillet, 39 hommes et 26 femmes, âgés de 23 à 73 ans, ont été jugés pour proxénétisme, viols et agressions sexuelles ainsi que pour non dénonciation de crimes et corruption de mineurs devant la cour d'assises de Maine-et-Loire. Le procès a mis au jour une longue succession de sévices sexuels commis sur 45 mineurs, souvent les propres enfants ou petits-enfants des accusés, âgés de 6 mois à 12 ans au moment des faits, entre janvier 1999 et février 2002. Alors que tout au long des 93 jours d'audience, la défense avait dénoncé le gigantisme du procès, critiquant un "procès de masse", elle s'est finalement déclarée dans l'ensemble satisfaite du jugement. Seuls quinze condamnés ont fait appel et seront rejugés par la cour d'assises de Loire-Atlantique à Nantes en 2006. Contrairement au procès d'Outreau, les charges ne reposaient pas sur la parole des enfants, qui n'ont parlé que très difficilement et tardivement. Elles étaient basées avant tout sur les aveux des personnes mises en examen, qui s'étaient toutes accusées les unes les autres, avant de se rétracter, pour certaines, à l'audience. La plupart des accusés étaient suivis par les services sociaux et le procès a dévoilé le contexte de misère sociale, intellectuelle et sexuelle, sur fonds d'inceste de génération en génération, dans lequel les enfants ont été avilis. Une centaine de scènes de viols et d'agressions sexuelles, commises le plus souvent en réunion dans plusieurs domiciles de l'agglomération angevine voire de simples cabanons de jardin, ont ainsi été recensées. Deux fillettes âgées de 3 et 4 ans au début des faits, ont notamment vécu un véritable "calvaire", victimes de plus de 25 adultes et "réduites à l'état d'objets sexuels par leurs parents". Au final, des peines allant de 28 ans de réclusion à 4 mois de prison avec sursis ont été prononcées par la cour, qui a acquitté trois des 65 accusés, tandis qu'un autre a été dispensé de peine. Pour les principaux accusés, la cour d'assises a prononcé des peines proches de celles réclamées par les avocats généraux, qui n'avaient pas requis de réclusion à perpétuité. Ainsi, Patricia M., 32 ans, et son ex-époux Franck V., considérés comme les organisateurs du réseau, et chez qui ont eu lieu une grande majorité des faits reprochés, ont été condamnés respectivement à 16 et 18 ans de réclusion. Les peines les plus lourdes, 28 et 26 ans, ont été infligées à trois violeurs récidivistes. Ce procès, d'un coût estimé à environ 7 millions d'euros, a nécessité la construction d'une salle d'audience spéciale, la mobilisation de 60 avocats et celle de centaines de gendarmes et policiers pour escorter chaque jour les accusés détenus. La cour et les jurés, qui ont dû répondre à 1.974 questions concernant la culpabilité des accusés, ont délibéré durant neuf jours, au secret dans une école militaire.
par AFP - publié dans : PROCES D'OUTREAU
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Vendredi 30 décembre 2005
Un jeune homme de 27 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel d'Amiens à trois ans de prison ferme pour avoir téléchargé, détenu et diffusé des photos à caractère pédophile entre 2003 et 2005.Le procureur avait requis cinq ans de prison à son encontre, dont deux ans avec sursis et une mise à l'épreuve pendant trois ans. Il a notamment justifié la sévérité de la peine réclamée par le fait que le prévenu "a réitéré les faits alors même qu'il était mis en examen", ainsi qu'à l'issue de son placement en détention provisoire. Le tribunal a également condamné le prévenu, ancien moniteur de colonies de vacances, à dix ans de suivi-sociojudiciaire, avec une injonction de soins, et à cinq années de privation des droits civiques et familiaux. Originaire de Clermont (Oise), le jeune homme aurait téléchargé "des images de mineurs à caractère pornographique" à Amiens, où il faisait ses études, dans l'entreprise de transport où il effectuait un stage près de Compiègne, ainsi que dans un cybercafé à Beauvais. Des salariés de l'entreprise de transport avaient alerté la gendarmerie en 2003, après avoir découvert des images pédophiles sur son ordinateur. Mis en examen à Compiègne en 2003, il l'avait été à nouveau à Beauvais début 2005. Placé en détention provisoire de mai à août 2005, il s'était remis dès sa sortie de prison à télécharger des images à caractère pédophile.
par AFP - cco/df publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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