Michèle REFFAIT, mère des
victimes
LES applaudissements du côté de la défense n'ont pas couvert le cri de douleur de la petite-fille de jean Reffait, qui accuse son grand-père et l'ami de ce dernier de viols et d'agression
sexuelles. Incapable de supporter le verdict, la jeune fille s'est littéralement effondrée, tout comme son jeune frère, qui a caché son visage dans ses mains.
A leurs côtés, leur mère Michèle Reffait, à l'origine du dépôt de plainte en 1995. " C'est honteux, vous avez tué mes enfants ! " a-t-elle jeté à la figure des jurés. Les avocates des parties
civiles, Catherine Perelmutter, conseil de l'association Enfance et partage, Karine Tilly et Stéphanie Raclet-Josse avaient pourtant rappelé les accusations constantes des victimes. Le passé de
Jean REFFAIT a aussi été évoqué : une quinzaine de plaintes pour atteintes à la pudeur déposées dans les années 1950 alors qu'il était instituteur au Maroc, des témoignages de cousines affirmant
avoir subi des attouchements de sa part. Et surtout des aveux lors de sa garde à vue.
" dans un contexte de débordement affectif, j'ai pu aller un peu loin, j'en conviens ", avait-il reconnu.
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