Lundi 27 février 2006
La justice a interdit dŽexercice deux médecins dŽAuby (Nord) pour ne pas avoir dénoncé la maltraitance dŽun enfant mort sous les coups de ses parents quelques jours après été ausculté par les praticiens.
Dix jours après avoir mis en examen un premier médecin, le procureur de la République de Douai a décidé mardi de poursuivre un second médecin pour les mêmes motifs de "non dénonciation de maltraitance et non assistance à personne en danger".
Le premier médecin mis en examen a reçu lŽenfant le 17 janvier dernier, le second le 30 décembre 2005. LŽenfant, âgé de 5 ans, a été retrouvé mort le 25 janvier.
De source judiciaire, on rapporte quŽil portait des lésions "abominables", des traces de brûlures et de nombreuses fractures.
Le beau-père de lŽenfant a été mis en examen pour "actes de tortures et barbarie ayant provoqué la mort" et écroué. La mère a été mise en examen pour complicité.
Le procureur de la République de Douai, Luc Fremiot, a décidé dŽélargir le cercle des responsabilités et de poursuivre les adultes qui auraient pu donner lŽalerte.
Le grand-père de lŽenfant a aussi été mis en examen.
"LŽenfant portait des traces apparentes de violence" fin décembre, a affirmé Luc Frémiot.
"Le conseil de lŽordre est surpris, étonné de lŽinterdiction dŽexercer qui frappe les deux confrères", a dit à Reuters Jean-François Rault, président de lŽordre départemental des médecins.
"Les sévices à enfants ne sont pas faciles à détecter, les deux médecins sont expérimentés, si ces sévices avaient été évidents, ils auraient agi", a-t-il ajouté.
par REUTERS
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