Mercredi 22 mars 2006
Treize personnes inculpées. Des condamnations allant de six ans à six mois. Un cumul de peine de 31 ans. Une maison dhôte fermée dans le quartier Issil. A quelques pâtés de là, une salle de sport devenue suspecte. Une quiétude de quelques résidences meublées, derrière Marjane dérangée. La tranquillité dune maison dhôtes dans les environs de la vallée dOurika éclaboussée.
Et, dans lair lourd du tribunal de première instance de Marrakech, pris dassaut ce vendredi 3 mars 2006 par quelques militants de lassociation "Touche pas à mon enfant", de nombreuses questions en suspens.
Une impression de malaise, assez perceptible sur les mines graves des juges qui veulent expédier au plus vite une affaire gênante en terre dIslam, dans une société où le "Hchouma " de rigueur étouffe tout débat sur la pédophilie.
Ainsi, sest terminée la retentissante affaire du tournage de films pornographiques à Marrakech. Mais, vu de près, le dossier est loin dêtre clos, puisque le présumé "cerveau" court toujours.
Quelques jours avant le coup de filet de la police, le producteur a miraculeusement quitté le territoire national.
En son absence, les autorités judiciaires ont dû se rabattre sur le propriétaire de la caméra professionnelle qui servait pour le tournage des ébats qui, précisons-le, se passaient entre adultes.
Lhomme, de nationalité française et qui, trois ans après son arrivée au Maroc, a érigé une maison dhôte à Guéliz, a été acquitté en même temps que trois autres personnes. Avertissements sans frais aussi pour un propriétaire dune maison dhôtes du côté de la vallée dOurika.
Mais, il nen sera pas ainsi, pour Joel R., gérant de la maison dhôte "Blue Citron ", ouverte il y a huit ans et sise à la rue Amrou Ben Salma dans le quartier Issil. Ce bijou de six chambres, avec un grand salon, une piscine, un jardin, un solarium a été "définitivement fermé".
Le propriétaire, Joel Roy, est en prison en compagnie de quelques uns de ses employés. Lindividu qui clame son innocence, déclare à ALM (avant le verdict) ne pas savoir ce qui lui arrivait. "Je nai rien à voir avec cette affaire de pornographie", explique-t-il. Ce nest pas lavis des juges.
Les choses se sont vite emballées. Ce sont dabord les employés qui ont été arrêtés pendant six jours. Le gérant les rejoindra derrière les barreaux durant 24 heures. Puis, ce fut lattente du jugement et le verdict implacable aussi bien pour le gérant (4 ans) que lun des employés (3 ans).
par fmdt.ma
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LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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