Vendredi 12 mai 2006
L'autopsie pratiquée sur le corps de Madison a montré que la fillette de cinq ans était morte par asphyxie et n'avait pas subi de violences sexuelles.
"Madison ne portait pas de trace de strangulation, ni de violences directes, juste une légère ecchymose dans le dos", a déclaré le procureur de Tarascon, Antoine Paganelli.
"Il ne semble pas y avoir de trace de violences sexuelles apparentes", a-t-il dit à la presse.
Le décès de la fillette serait intervenu dans la nuit de vendredi à samedi, soit avant la découverte officielle de sa disparition du domicile de sa mère à Eyguières (Bouches-du-Rhône).
Le corps sans vie de Madison a été retrouvé enfermé dans un sac lundi matin au domicile d'un homme de 24 ans, qui a tenté de se suicider à l'arrivée des gendarmes en se portant un coup de couteau à la gorge.
Le ravisseur présumé a été opéré à l'hôpital militaire Laveran de Marseille. Son état de santé n'a pas encore permis son audition par les enquêteurs. Elle pourrait intervenir jeudi, a dit le procureur.
Une marche silencieuse à la mémoire de la fillette a rassemblé mardi après-midi 4.000 personnes dans les rues d'Eyguières, où l'émotion a été particulièrement forte.
En tête de cortège, la famille avait pris place derrière un portrait de Madison. Le père de la fillette a prononcé une violente diatribe contre les "tueurs d'enfants" qui ont pris Madison "de manière brutale et inattendue". "A nous de faire bouger les choses. A nous et surtout au gouvernement", a-t-il affirmé.
Il a réclamé une plus grande sévérité de la justice, notamment par le rétablissement de la peine de mort.
"Je dis stop. Il faut au minimum le bagne pour que ces tueurs d'enfants ne recommencent plus", a-t-il dit.
A Paris, une minute de silence à la mémoire de Madison, et également de Mathias, quatre ans et demi, violé, puis noyé dans la Nièvre, a été observée à l'Assemblée nationale par les députés et les membres du gouvernement.
Ségolène Royal a demandé la relance d'urgence en France des campagnes de mobilisation, de prévention et de sensibilisation contre la pédophilie.
"Ces campagnes ont été créées, mises en place, puis elles ont disparu, il faut les relancer, il faut faire preuve d'une grande vigilance", a déclaré à Lyon la candidate à la candidature du Parti socialiste à l'élection présidentielle.
Ségolène Royal a estimé que "l'horreur est atteinte avec ces assassinats d'enfants".
par REUTERS
publié dans :
LES VICTIMES
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