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Mardi 3 mai 2005

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ANGERS - La cour d'assises de Maine-et-Loire a entendu vendredi les derniers témoignages d'enfants auditionnés par la police et la juge d'instrution dans le cadre de l'affaire de pédophilie d'Angers, tandis que dans la salle la tension est montée entre les accusés.

Une dernière vidéo d'une victime doit être visionnée lundi, avant le témoignage d'un psychologue, et celui, très attendu de Claudine Roy, désignée par le conseil général de Maine-et-Loire comme administratrice ad hoc de la quasi-totalité des victimes.

Vendredi, l'audition filmée du petit Yves, 5 ans, a présenté une nouvelle fois un enfant tendu, anxieux, qui a du mal à parler aux policiers et ne s'exprime quasiment qu'avec des signes de tête.

Le garçonnet, qui veut "rester avec maman" et "ne veut pas dire" si quelqu'un lui a fait du mal, finit cependant par reconnaître qu'il "n'aime pas le père de Marine (une fillette victime, ndlr)", Franck - un des principaux accusés - et que celui-ci lui "fait peur".

Par des hochements de tête, il admet que l'accusé "faisait des choses pas belles" avec lui et Marine, qu'il avait "crié et pleuré" et que sa maman "l'a entendu".

Devant la juge d'instruction, l'enfant, toujours par des signes de tête, a confirmé ses déclarations, accusant même plusieurs autres adultes, dont l'ex-femme de Franck, Patricia.

Sa grande soeur Emilie, 6 ans, et son petit frère, Florent, 4 ans, n'ont pas été plus loquaces, le petit garçon se cachant même sous le bureau quand on lui demande si on lui a fait du mal.

"J'étais pas au courant de tout ça. Je n'étais pas à côté", a déclaré leur mère Magali, accusée détenue, affirmant cependant qu'elle pensait qu'Yves "a été abusé" parce qu'elle "le laissait quelquefois en garde" chez Patricia.

Cette dernière, en sanglots, a déclaré qu'elle "ne savait même pas que Franck avait touché à sa fille Marine", avant d'être évacuée. C'est pourtant elle qui a dévoilé en février 2002 une grande partie du réseau, dont elle est accusée d'avoir été "la trésorière".

"C'est pas vrai, j'ai pas touché. C'est bien de me mettre des trucs sur le dos, mais si y'en a un qui a touché au petit, c'est mon vieux", a accusé Franck, désignant son père Philippe, également jugé dans cette affaire.

Dans la salle, la tension monte depuis quelques jours entre certains accusés. Dans les premiers rangs, où sont assis les accusés détenus, plusieurs d'entre eux ont dû changer de place en raison de disputes et de menaces entre eux. D'autres ont ont dû être évacués, pour des crises de nerfs ou des pleurs.

"Tu vas la fermer ta gueule", a ainsi hurlé vendredi une accusée à l'attention d'une autre.

"Il y a des regards, des gestes clairs de menaces", a remarqué Me Jacques Monnier, partie civile, qui craint comme la plupart des avocats, "une véritable foire d'empoigne", lorsque vont débuter mardi les interrogatoires sur les faits.

La plupart des accusés nient en effet les faits, même ceux qui avaient dans un premier temps reconnu les actes de viols ou d'agressions sexuelles. Ceux qui continuent à vouloir parler, semblent "avoir peur", a souligné Hervé Lollic, magistrat chargé des relations avec la presse.

Le procès doit durer jusqu'à la mi-juillet.
par AFP publié dans : PROCES D'ANGERS
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Mardi 3 mai 2005

ROME, 29 avr 2005 - Un réseau de pédophiles comprenant environ 70 personnes accusées d'avoir échangé du matériel pédopornographique sur internet, a été démantelé, a appris vendredi l'AFP auprès de la préfecture de police de Milan, dans le nord de l'Italie.

Quelque 40 Italiens dont trois mineurs, et 29 étrangers ont été accusés de détention de matériel pornographique mettant en scène des actes de violences sexuelles perpétrés sur des enfants.

L'enquête a été lancée il y a quatre mois par la Guardia di Finanza de Milan, la police financière qui s'occupe également de l'ordre public, dans le cadre d'une opération de plus grande envergure, dirigée contre le piratage informatique.

Au terme de l'enquête, les forces de police ont procédé à la saisie du matériel informatique appartenant aux 40 internautes italiens, et l'identité des étrangers, Espagnols et Hollandais, a également été communiquée à Interpol et Europol.

Les documents retrouvés montrent "des images terribles d'enfants et même de nouveaux-nés, bâillonnés et ligotés, torturés par des hommes dont on ne voit jamais le visage", a déclaré à l'AFP le capitaine Mario Leone Piccinni, un des responsables de l'opération.

L'analyse du matériel confisqué doit permettra de déterminer les responsabilités des personnes sous enquête et d'établir qui sont les auteurs du matériel informatique diffusé, a ajouté M. Piccinni.

L'affaire a fait grand bruit en Italie où un pédiatre romain de renom a été identifié comme faisant partie de ce réseau de pédopornophiles.

L'homme a été immédiatement suspendu par l'Ordre des médecins italiens mais il reste encore à établir si ce sont les photos et vidéos de ses petits patients que le pédiatre a diffusé sur internet.
par AFP publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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