Jeudi 5 mai 2005
Ça fait maintenant quelques semaines que jai réussi à mettre le terme de climat incestueux sur les quelques moments de cette vie qui ne mont plus appartenu.
Je suis à présent quelquun dautre, un être meurtri par la violence, le non respect. Tous ses sentiments qui se bousculent dans ma tête : incompréhension, dégoût, colère. Impression dêtre une proie, un objet sexuel et non plus un être humain. Mais je me demande encore aujourdhui comment un père peut-il demander à sa fille de faire lamour avec lui plus de limites, tout seffondre, la relation se brise.
Dès lors où linterdit est franchi, où sont les repères ? Où se raccrocher dans se cafouillage.
Où sont les barrières entre un père et une fille ? Comment peut-on se construire lorsque la blessure est si profonde et si lourde de culpabilité ? je me suis toujours demandée si javais fais quelque chose de mal...mais non, cest mon père qui a déraillé...cest lui qui cest posté derrière moi en me caressant les épaules, membrassant tendrement dans le cou, me chuchotant doucement à loreille quil avait BESOIN de faire lamour et je crois que le sentiment que jai ressenti à ce moment là dêtre un objet sexuel, objet de fantasme, de désir, a été pour moi un raz-de-marée qui a tout dévasté sur son passage. Cauchemar davoir senti ses mains emplies de mauvaises intentions sur mon corps, violée dans mon intimité dadolescente. Ces mots chuchotés, qui naurait jamais du être prononcés, me résonnent encore dans la tête, mais comment peut-on oser imaginer avoir une relation sexuelle avec sa propre fille ? A ce moment là, je n'étais plus sa fille...j'étais réduite à un statut d'objet qui pouvait répondre à sa satisfaction sexuelle.
J'éprouve tellement de haine envers lui pour avoir détruit une partie de moi, de m'infliger cette terrible souffrance de me sentir sali, coupable...
Longtemps je ne me suis pas sentie victime, je me disais que l'inceste c'était lorsqu'il y avait viol, pénétration génitale. Puis, en lisant et en consultant cet excellent site, je me suis rendue compte que les situations incestueuses que j'ai vécu ont également de lourdes conséquences et que j'étais moi aussi une survivante.
Aujourdhui, jy repense souvent, je souffre de ce qui est arrivé, je ne peux plus me le cacher.J'aimerais tellement effacer cette épouvantable partie de ma vie, et me sentir normale, heureuse. Mais au lieu de ça, je me sens prisonnière de ce passé, jéprouve des difficultés avec mon compagnon, homme que jaime plus que tout, et pourtant je le fais tellement souffrir... problème dabsence de désir sexuel, refus dêtre caressé. Comment vais-je faire pour surmonter tout cela ? est-ce possible ? peut-on vraiment revivre lorsque tout s'est effondré ? peut-on « guérir » ?
En tout cas, je remercie chaque personne qui lira mon témoignage car je sais qu'ici je ne suis pas seule et que je peux être comprise. ça m'a fait beaucoup de bien de l'écrire. merci à TOUS.
Je suis à présent quelquun dautre, un être meurtri par la violence, le non respect. Tous ses sentiments qui se bousculent dans ma tête : incompréhension, dégoût, colère. Impression dêtre une proie, un objet sexuel et non plus un être humain. Mais je me demande encore aujourdhui comment un père peut-il demander à sa fille de faire lamour avec lui plus de limites, tout seffondre, la relation se brise.
Dès lors où linterdit est franchi, où sont les repères ? Où se raccrocher dans se cafouillage.
Où sont les barrières entre un père et une fille ? Comment peut-on se construire lorsque la blessure est si profonde et si lourde de culpabilité ? je me suis toujours demandée si javais fais quelque chose de mal...mais non, cest mon père qui a déraillé...cest lui qui cest posté derrière moi en me caressant les épaules, membrassant tendrement dans le cou, me chuchotant doucement à loreille quil avait BESOIN de faire lamour et je crois que le sentiment que jai ressenti à ce moment là dêtre un objet sexuel, objet de fantasme, de désir, a été pour moi un raz-de-marée qui a tout dévasté sur son passage. Cauchemar davoir senti ses mains emplies de mauvaises intentions sur mon corps, violée dans mon intimité dadolescente. Ces mots chuchotés, qui naurait jamais du être prononcés, me résonnent encore dans la tête, mais comment peut-on oser imaginer avoir une relation sexuelle avec sa propre fille ? A ce moment là, je n'étais plus sa fille...j'étais réduite à un statut d'objet qui pouvait répondre à sa satisfaction sexuelle.
J'éprouve tellement de haine envers lui pour avoir détruit une partie de moi, de m'infliger cette terrible souffrance de me sentir sali, coupable...
Longtemps je ne me suis pas sentie victime, je me disais que l'inceste c'était lorsqu'il y avait viol, pénétration génitale. Puis, en lisant et en consultant cet excellent site, je me suis rendue compte que les situations incestueuses que j'ai vécu ont également de lourdes conséquences et que j'étais moi aussi une survivante.
Aujourdhui, jy repense souvent, je souffre de ce qui est arrivé, je ne peux plus me le cacher.J'aimerais tellement effacer cette épouvantable partie de ma vie, et me sentir normale, heureuse. Mais au lieu de ça, je me sens prisonnière de ce passé, jéprouve des difficultés avec mon compagnon, homme que jaime plus que tout, et pourtant je le fais tellement souffrir... problème dabsence de désir sexuel, refus dêtre caressé. Comment vais-je faire pour surmonter tout cela ? est-ce possible ? peut-on vraiment revivre lorsque tout s'est effondré ? peut-on « guérir » ?
En tout cas, je remercie chaque personne qui lira mon témoignage car je sais qu'ici je ne suis pas seule et que je peux être comprise. ça m'a fait beaucoup de bien de l'écrire. merci à TOUS.
par Ninie
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TEMOIGNAGES
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