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Mardi 14 juin 2005

Moussa Sow, directeur du foyer des enfants des rues de Rufisque (Sénégal), a livré mardi un témoignage accablant contre François Lefort, faisant état de nombreux incidents qui l'ont conduit à penser que ce prêtre-médecin s'était livré à des violences sexuelles sur des mineurs sénégalais.

Devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, Moussa Sow, 41 ans, balance sa silhouette longiligne, et use de ce français d'Afrique si poétique. Il croise le prêtre en 1993 en Mauritanie. "Je n'ai pas caché ma fierté, j'étais content d'avoir rencontré quelqu'un d'engagé", dit-il à la barre.

Depuis le début de l'affaire, la défense de François Lefort le tient pour responsable de la cabale contre le prêtre. "M. Lefort qui est là était une idole. Les problèmes de pédophilie, c'est lui qui m'a ouvert les yeux sur cette réalité", assure Moussa Sow.

François Lefort se rend à Rufisque en 1993 et lui propose "un début de partenariat avec la Fondation Raoul-Follereau", dont il est membre. Puis alterne ses visites au centre.

Moussa Sow égrène à la barre la liste d'incidents, "qui n'avaient aucune signification précise", entre les enfants et François Lefort. A l'un, il aurait donné de l'argent en échange de faveur sexuelle, à un second, il aurait offert une paire de chaussures pour qu'il ne répète rien des gestes déplacés. Il en trouve un troisième dans la chambre de François Lefort.

A chaque fois, les explications du prêtre le convainquent. Fin 94, le prêtre l'aurait menacé de couper les vivres de Rufisque si l'équipe du foyer ne donnait pas son accord au voyage en France de deux enfants qu'il avait choisi pour l'accompagner pour une tournée de conférences sur les enfants des rues.

Pourtant, les versions de Lefort se craquellent au départ de ce dernier. Les accusations des enfants s'accumulent, comme les éléments de preuve: baskets offertes par le prêtre, argent liquide... Moussa Sow s'en ouvre à un membre de la Fondation Follereau qui... prévient Lefort.

Celui-ci retourne à Rufisque. Les deux hommes s'expliquent. "Quand on a terminé cet entretien, j'avais encore du mal à admettre que cela pouvait être vrai", a expliqué mardi Moussa Sow malgré les versions contradictoires de Lefort sur certains incidents.

Le prêtre-médecin a une explication toute faite: la vengeance de Moussa Sow. Sa volonté de fermer le foyer des grands suscite, selon lui, les premières rumeurs sur sa pédophile. Puis il parle du manque de rigueur financière de Moussa Sow, après avoir laissé entendre qu'il aurait pu détourner de l'argent; il évoque la petite amie logée et nourrie au frais de la Fondation, rappelle un problème de permis de conduire et fait état de questions d'hygiène.

"Moussa, c'est un homme politique qui fait du théâtre. Il a une autorité auprès des jeunes", assure Lefort. "Quand on est prisonnier de son mensonge, on ne peut plus faire marche arrière", conclut-il.

A la suite de la révélation des faits, la Fondation Raoul-Follereau cessera tout financement du foyer de Rufisque et engagera une procédure d'expulsion. "J'ai du vendre des bouteilles de Coca pour nourrir les enfants", confie Sow.

Une situation à laquelle François Lefort s'est dit totalement étranger. Sa défense a tenté d'accuser M. Sow de faire beaucoup de bruit pour rien en l'accusant même de non-assistance à personne en danger puisqu'il connaissait les agissements de l'accusé sur les enfants. Un argument de forme de boomerang.

Les débats se poursuivaient dans la soirée.

par AP - pas/mw publié dans : PROCES PERE LEFORT
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Mardi 14 juin 2005
 
Cela faisait quatre ans que le calvaire durait pour cette petite fille âgée aujourdŽhui de 12 ans. Pendant quatre années, elle aurait été abusée sexuellement par son beau-père tandis que sa mère regardait.

Interpellés à leurs domiciles, à Saint-Quentin, et placés en garde à vue jeudi matin, le beau-père et la mère de lŽenfant ont été écroués vendredi. On reproche à lŽun, 35 ans, dŽavoir violé à de nombreuses reprises sa belle-fille et à lŽautre, 36 ans, dŽavoir notamment assisté aux actes sexuels sans intervenir. Des examens médico-psychologiques devraient être effectuer afin de déterminer quels types dŽactes lŽenfant aurait subi.

Les faits ont été découverts grâce à la dénonciation dŽun photographe de la région lilloise. Par Internet, celui-ci aurait été chargé de développer une pellicule. Au cours de son travail, il aurait découvert le caractère obscène des photos et aurait décidé dŽen avertir la police. Après enquête, un couple de Saint-Quentinois aurait été identifié comme étant les propriétaires des photos.

Au cours de lors auditions au commissariat de Saint-Quentin, ces deux personnes auraient reconnu lŽintégralité des faits qui leur sont reprochés. Les deux membres du couple auraient expliqué que les faits se seraient produits à la fois dans lŽappartement de la mère et dans le logement du beau-père, qui habitaient séparément. A leurs domiciles, les policiers ont découvert au cours de leurs perquisitions dŽautres photos.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet. Placés en détention provisoire, lŽhomme a été conduit à la maison dŽarrêt de Laon, la femme est à celle dŽAmiens. Ils pourraient être poursuivis devant une cour dŽassises pour viols par ascendant, atteintes sexuelles et complicité.

 
par L'UNION - A.M. publié dans : LES PEDOPHILES, LES VIOLEURS......
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