La justice djiboutienne a découvert un réseau pédophile impliquant de nombreux expatriés français et qui pourrait être lié à la mort en 1995 dans ce petit territoire de la corne de l'Afrique du juge Bernard Borrel, a déclaré le procureur général Djama Souleiman Ali.
Le juge Borrel enquêtait sur ce réseau lorsqu'il est mort, a précisé le magistrat à des journalistes mercredi soir.
"Nous avons découvert une nouvelle facette de l'affaire Borrel", a dit le procureur général, lui-même poursuivi par les autorités françaises pour "subornation de témoins" dans ce dossier.
"Nous avons mis au jour un réseau pédophile dans lequel sont impliqués de nombreux Français de toutes catégories, comme des membres du clergé, des militaires et des diplomates. Nous avons réuni les preuves et nous sommes prêts à les présenter au tribunal", a-t-il ajouté.
Le corps carbonisé de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de
La thèse du suicide avait d'abord été retenue mais le scénario d'un assassinat est désormais retenu par la justice qui s'appuie sur des expertises médico-légales.
En août dernier, Djama Souleiman Ali et Hassan Saïd Khaireh, le chef des services secrets de Djibouti, ont été renvoyés en correctionnelle par la justice française. Les deux hommes font l'objet de mandats d'arrêt internationaux valant mise en examen pour "subornation de témoin".
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