Jusqu'à présent, la surveillance électronique mobile (PSEM) était une mesure réservée aux personnes en liberté conditionnelle.
Martial Leconte était le premier ex-détenu à être doté d'un bracelet électronique après avoir purgé sa peine (1). Il est aussi le premier à n'avoir pas respecté les conditions fixées à sa remise en liberté : arrêté mercredi soir à Lisieux dans un état d'ébriété, l'homme n'était en effet pas rentré à l'heure convenue au foyer qui l'héberge. Il a été condamné jeudi dans la soirée à six mois de prison, et a été reconduit à la maison d'arrêt de Caen, a précisé le procureur de Lisieux Bruno Dieudonné.
A sa libération en septembre dernier, il avait donné son accord pour être placé sous surveillance électronique mobile (PSEM), une mesure jusqu'alors réservée aux personnes en liberté conditionnelle. Le PSEM s'ajoute aux autres mesures de surveillance judiciaires que l'ex-détenu doit respecter, telles que des obligations de suivi médical, de recherche d'emploi et d'accompagnement social. Ces mesures doivent être suivies pendant trois ans et quatre mois. Une loi du 12 décembre 2005 permet d'utiliser le PSEM pour des personnes libérées ayant purgé leur peine de prison mais faisant l'objet d'une surveillance judiciaire ou d'un suivi socio-judiciaire.
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