Le juge chargé de la dernière enquête sur le pédophile devra obtenir l'avis d'experts scientifiques avant de refermer le dossier.
Ce dossier concernait la thèse d'un réseau dont aurait bénéficié le pédophile.
En juin 2004, alors que Marc Dutroux est condamné à la perpétuité pour l'enlèvement et le viol de 6 fillettes et adolescentes, la justice a laissé ouvert un "dossier Dutroux bis". Ceci afin que ne soit pas écartée définitivement la thèse d'un "réseau", des personnages haut placés auraient assuré une protection à Marc Dutroux, et pour chercher d'éventuels nouveaux complices.
Au moment où l'affaire a éclaté, en 1996, de nombreux Belges étaient en effet persuadés que Dutroux n'avait pu passer plusieurs années entre les mailles de la justice que grâce à de puissantes protections. Mais son procès n'a apporté aucun élément accréditant la thèse d'un "réseau" ayant soutenu le pédophile. Il avait démontré que Dutroux avait agi avec la seule complicité de sa femme Michelle Martin et d'un "homme à tout faire", Michel Lelièvre, tous deux condamnés à ses côtés.
6 000 cheveux
Jacques Langlois, le juge chargé de cette dernière enquête, souhaite mettre un terme aux investigations, le estimant inutiles. Problème : il devrait encore, en théorie, faire procéder à l'analyse de l'ADN de milliers de cheveux retrouvés dans la cave où étaient enfermées les victimes du pédophile ou dans ses véhicules et habitations. Le juge se demande s'il est vraiment opportun d'entreprendre de telles recherches. Lundi, la chambre des mises en accusation de Liège, une juridiction d'instruction, lui a ordonné de poser cette question à des experts avant de clore, éventuellement, le dossier.
La présence de ces 6000 cheveux pourrait s'expliquer par le passage de complices, mais également par le fait que Marc Dutroux détournait des vêtements destinés aux déshérités.
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